Muanda : la baleine échouée sera exhumée neuf semaines après son enfouissement pour des études scientifiques
Kongo-Central — Neuf semaines après avoir été enfouie sur la côte de Muanda, dans la province du Kongo-Central, la baleine échouée fera prochainement l’objet d’une exhumation officielle. L’opération, annoncée par la ministre de l’Environnement, Marie Nyange, vise à permettre aux chercheurs de mener des études scientifiques approfondies sur sa dépouille.L’annonce a été relayée mercredi par Malick Muamba, expert en environnement.
Selon lui, cette opération devrait notamment contribuer à mieux comprendre les circonstances et les causes de cet événement exceptionnel survenu sur la côte congolaise.« L’exhumation de la baleine échouée sur la côte congolaise constitue une décision importante pour la recherche scientifique et la conservation de notre patrimoine biologique », a expliqué l’expert en environnement.Pour Malick Muamba, l’opération ne doit toutefois pas être réduite à une simple intervention technique visant à récupérer une carcasse.
Elle devrait, au contraire, être considérée comme une véritable opération scientifique nécessitant une organisation rigoureuse.Après plusieurs semaines d’enfouissement, l’état de la dépouille pourrait en effet fournir des informations utiles aux chercheurs, à condition que les différentes étapes de l’exhumation soient menées avec méthode et documentées de manière appropriée.
L’expert plaide ainsi pour la mise en place d’une commission gouvernementale chargée notamment d’élaborer un protocole national consacré à l’exhumation des grands mammifères. Une telle démarche permettrait, selon lui, de mieux encadrer à l’avenir les interventions scientifiques liées à des découvertes exceptionnelles de cette nature.« Cette opération représente une véritable opération scientifique, qui doit être conduite selon un protocole rigoureux, documenté et multidisciplinaire », a-t-il insisté.
L’exhumation de la baleine de Muanda apparaît donc comme une occasion pour la communauté scientifique congolaise de recueillir des données susceptibles d’enrichir les connaissances sur la faune marine et de renforcer les mécanismes de conservation du patrimoine biologique en République démocratique du Congo.
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