Dialogue national : la Coalition Article 64 dit NON à Tshisekedi et donne rendez-vous aux Congolais le 15 septembre
Kinshasa, 28 août 2026. Le ton monte d’un cran dans le paysage politique congolais. La Coalition Article 64, regroupant notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, vient de fermer la porte aux consultations annoncées par le chef de l’État.Dans un communiqué publié ce vendredi, la plateforme de l’opposition estime que l’initiative présidentielle ne répond pas aux exigences d’un véritable dialogue national inclusif. Pour ses responsables, les consultations projetées risquent plutôt de détourner l’attention des véritables enjeux politiques du moment.
La Constitution, nouvelle ligne rouge
Pour la C64, le dossier dépasse largement la question des consultations. La coalition soupçonne le pouvoir de vouloir utiliser cette démarche comme levier politique en vue de préparer une éventuelle modification de la Constitution.Les opposants accusent également Félix Tshisekedi de chercher à créer les conditions politiques susceptibles de permettre une prolongation de son pouvoir au-delà des limites constitutionnelles. Une accusation politiquement lourde, formulée par la coalition et que celle-ci place désormais au centre de son discours.Autre sujet de tension : la situation sécuritaire dans l’Est du pays. La C64 dénonce ce qu’elle considère comme une instrumentalisation politique de la crise sécuritaire et refuse que celle-ci puisse, selon elle, servir de prétexte à une remise en cause de l’ordre constitutionnel.
Le 15 septembre, l’opposition veut battre le pavé
La réponse de la Coalition Article 64 ne se limite pas aux déclarations. Elle annonce une mobilisation nationale le 15 septembre 2026 et appelle les Congolais à descendre dans la rue pour défendre, selon elle, la Constitution et l’ordre institutionnel en vigueur.
Denis BABI WA MULUMBA
