DIALOGUE NATIONAL EN RDC: « L’heure est venue de se liguer derrière Félix Tshisekedi »Bavon Mbuyi Mukuna
Le député honoraire du Kasaï-Oriental et cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Bavon Mbuyi Mukuna, salue la décision du président Félix Antoine Tshisekedi de privilégier la tenue du dialogue national sur le sol congolais. Dans une interview exclusive accordée à Gazetteinfos.net, il estime que le lancement du processus à la base traduit la volonté du chef de l’État de favoriser l’inclusivité et de renforcer la cohésion nationale.
Alors que la question du dialogue national continue d’alimenter les débats au sein de la classe politique congolaise, Bavon Mbuyi Mukuna apporte son soutien à l’option défendue par le président de la République, à savoir un processus organisé en République démocratique du Congo et ouvert aux différentes composantes de la société.Pour cet acteur politique, le choix du territoire national comme cadre des discussions répond à une attente exprimée par plusieurs acteurs.
Il accorde également une importance particulière à l’approche consistant à amorcer le processus à la base, qu’il considère comme un signal en faveur d’une participation plus large de la population.« Le fait que ce dialogue commence par la base est une preuve éloquente de l’inclusivité et de la cohésion manifestées par le président Félix Tshisekedi », affirme-t-il.Selon le cadre de l’UDPS, cette démarche devrait permettre de recueillir les préoccupations des différentes couches de la population et de faire remonter leurs attentes dans les discussions nationales. Il estime qu’une telle approche pourrait contribuer à l’émergence d’un consensus autour des principaux défis auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.Bavon Mbuyi Mukuna appelle, par ailleurs, les Congolais à l’unité autour du chef de l’État. Il considère que le contexte actuel impose, selon lui, de soutenir les efforts engagés pour permettre à la RDC de renforcer sa position sur la scène internationale et de restaurer ce qu’il présente comme sa grandeur.« L’heure est venue de se liguer derrière le premier citoyen congolais », déclare-t-il, tout en présentant Félix Tshisekedi comme un président qui ne ménage pas ses efforts pour permettre à la République démocratique du Congo de retrouver une place de choix dans le concert des nations.Sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays, l’ancien député adopte une position ferme.
Il estime que le président de la République ne pouvait accepter de se retrouver à la même table avec ceux qu’il considère comme les agresseurs de la RDC, qu’il affirme être soutenus par le Rwanda. Pour lui, toute initiative de dialogue doit impérativement prendre en compte la souveraineté de la République démocratique du Congo ainsi que les intérêts du peuple congolais.Cette position, soutient-il, s’inscrit dans une logique de défense des intérêts nationaux face à la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays. Il appelle ainsi à ce que les discussions envisagées ne banalisent pas la question de l’agression dont la RDC se dit victime.
Le député honoraire du Kasaï-Oriental insiste également sur la nécessité d’associer la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) au processus. À ses yeux, l’Église catholique ne devrait pas jouer un rôle direct dans la médiation et être pleinement partie prenante aux discussions devant conduire à une éventuelle sortie de crise.
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