RDC : L’Union Sacrée sonne la charge contre Joseph Kabila et sa « rébellion »
L’escalade politique vient de franchir un nouveau cap irréversible en République Démocratique du Congo. Ce vendredi 16 octobre 2026, l’Union Sacrée de la Nation (USN) a lancé une offensive frontale contre l’ancien président Joseph Kabila, désormais ouvertement accusé d’être le cerveau derrière le Front pour la Refondation de la Nation (FRN). Dans un communiqué au ton martial, la plateforme présidentielle a décrété une mobilisation générale, appelant ses partisans, tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora, à se lever comme un seul homme contre ce qu’elle qualifie de trahison. Pour la coalition au pouvoir, Joseph Kabila n’est plus seulement un ancien chef d’État, mais le « porte-étendard » de l’agression rwandaise, une accusation de haute trahison qui vise à justifier une riposte populaire et politique immédiate.
L’USN ne compte pas s’arrêter aux simples discours et exhorte ses membres à multiplier les manifestations pacifiques et les prises de parole publiques d’ici la fin du mois pour dénoncer cette nouvelle menace rebelle. Mais le coup de grâce pourrait bien être porté sur le terrain constitutionnel. La coalition plaide désormais pour une révision de la Loi fondamentale afin de verrouiller le statut de sénateur à vie. L’objectif est clair : priver de ses privilèges et de son immunité tout ancien président qui prendrait les armes contre la République ou serait condamné pour des faits de rébellion. Cette manœuvre juridique, si elle aboutit, marquerait la fin définitive de l’ère Kabila dans les institutions congolaises, isolant l’ancien Raïs dans son nouveau costume de chef de guerre.
Rédaction



