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Mbuji-Mayi : l’avenue Kalonji transformée en marché sauvage, sous le regard indifférent du maire

Par GazetteInfos.net

À Mbuji-Mayi, dans la commune de la Kanshi, l’avenue Kalonji n’est plus une voie de circulation, mais un marché sauvage à ciel ouvert. Entre le rond-point de l’Étoile et la mosquée, les étals improvisés envahissent la chaussée, bloquant la route, exposant vendeuses et clients à des dangers sanitaires et routiers… tout cela dans une indifférence quasi totale des autorités, en particulier celle du premier citoyen de la ville.

Ce désordre s’installe et s’enracine, jour après jour, sous les yeux du maire de Mbuji-Mayi, sans qu’aucune action concrète ne soit menée pour y mettre un terme. Pourtant, les conséquences sont visibles et graves : circulation perturbée, embouteillages chroniques, insalubrité, prolifération des maladies hydriques, risques d’accidents… Les plaintes des riverains se multiplient, mais restent lettre morte.

« La route devient rétrécie, la circulation est perturbée à cause de cette vente », déplore un habitant du quartier.
« Nous n’avons pas de place à l’intérieur du marché. Et quand on y vend, les clients ne viennent pas. Ici, ils achètent rapidement », confie pour sa part, l’une des nombreuses vendeuses installées sur la chaussée.

Le gestionnaire du marché Bakwadianga, Romain Biaya Kalala, reconnaît que les tentatives de sensibilisation ont échoué. Il annonce aujourd’hui des mesures strictes, comme la saisie des marchandises étalées sur la voie publique. Mais là encore, sans appui clair de la mairie, ces menaces restent théoriques.

Et c’est bien cette absence de coordination — ou de volonté politique — qui scandalise. Le maire de la ville, censé être garant de l’ordre urbain et de la sécurité publique, reste étonnamment silencieux. Pas de communiqué, pas de descente sur le terrain, pas de mesures d’envergure. Cette indifférence, perçue comme une forme de complicité tacite, ne fait qu’aggraver la situation.

La ville de Mbuji-Mayi ne peut pas continuer à tolérer l’illégal, à banaliser l’anarchie. Ce laisser-faire administratif est un aveu d’échec? Il est inacceptable que l’espace public soit abandonné au désordre pendant que les autorités regardent ailleurs.

Le maire doit sortir de son silence. Il ne suffit pas d’occuper un fauteuil à l’hôtel de ville, il faut assumer ses responsabilités. Mbuji-Mayi mérite une gouvernance active, ferme et engagée. L’inaction n’est plus une option.

Denis BABI WA MULUMBA

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