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Kinshasa : l’accès à l’éducation menacé par la violence armée et la destruction d’écoles dans les provinces du Nord et Sud-Kivu

Kinshasa, le 13 mars 2025 – La République Démocratique du Congo traverse une crise éducative sans précédent en raison des conflits violents dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, où l’occupation des écoles par des groupes armés et la destruction ciblée d’infrastructures scolaires perturbent gravement l’accès à l’éducation pour des milliers d’enfants. Dans un communiqué publié ce jeudi dont une copie est parvenue à gazetteinfos.net , le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté a exprimé son profond désarroi face à cette situation dramatique, exacerbée par l’agression rwandaise et les actions des groupes armés, notamment le M23-AFC.

Des écoles fermées et des enfants déplacés

Le rapport du ministère révèle que la situation est particulièrement alarmante au Nord-Kivu, où 692 écoles sont actuellement fermées, privant ainsi 471 183 enfants de leur droit fondamental à l’éducation. Au Sud-Kivu, la situation n’est guère meilleure : 1 428 707 enfants sont en rupture de scolarité, parmi lesquels 49 % sont des filles. De plus, 1 619 élèves finalistes ont été contraints de se réinscrire dans d’autres provinces pour achever leur parcours scolaire.

Le communiqué souligne que la montée de la violence dans ces deux provinces a non seulement affecté les infrastructures scolaires, mais a aussi conduit à un déplacement massif d’enfants. Nombre d’entre eux ont été contraints de fuir leur domicile et de quitter leurs écoles, plongeant ces jeunes dans un avenir incertain.

Des conséquences dramatiques pour l’avenir des enfants congolais

Le ministère de l’Éducation a insisté sur le fait que cette crise compromet non seulement l’éducation de milliers d’enfants mais aussi l’avenir de toute une génération. En l’absence de solutions concrètes, de nombreux enfants risquent de ne jamais reprendre le chemin de l’école, ce qui aura des répercussions profondes sur leur développement personnel et professionnel, ainsi que sur l’avenir socio-économique du pays.

Cette situation, qui perdure depuis plusieurs mois, appelle à une réponse urgente et coordonnée des autorités congolaises, des organisations internationales et de la communauté mondiale pour garantir la sécurité des écoles et permettre à tous les enfants de retrouver un environnement éducatif stable et protecteur.

La priorité, selon le ministère, est de sécuriser les établissements scolaires, de restaurer les infrastructures détruites et d’assurer la réintégration scolaire des enfants déplacés dans des conditions adaptées

Rédaction

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